SONNET AU LECTEUR

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 Jusqu’à présent, lecteur, suivant l’antique usage,

Je te disais bonjour à la première page.

Mon livre, cette fois, se ferme moins gaiement ;

En vérité, ce siècle est un mauvais moment.

Tout s’en va, les plaisirs et les moeurs d’un autre âge,

Les rois, les dieux vaincus, le hasard triomphant,

Rosafinde et Suzon qui me trouvent trop sage,

Lamartine vieilli qui me traite en enfant.

La politique, hélas ! voilà notre misère.

Mes meilleurs ennemis me conseillent d’en faire.

Être rouge ce soir, blanc demain, ma foi, non.

Je veux, quand on m’a lu, qu’on puisse me relire.

Si deux noms, par hasard, s’embrouillent sur ma lyre,

Ce ne sera jamais que Ninette ou Ninon.

 

Alfred de Musset

samedi 28 janvier 2012 07:32 , dans POEMES CHOISIS


AU NOM DE LA DEMOCRATIE

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De tous côtés on acclame ton nom

chacun son drapeau chacun son slogan

des slogans qui excitent les passions

d'un égoisme sans modération

 

On se dit libres et qu'on a tous les droits

on se permet tout il n'y a plus de loi

on détruit, on brûle, on saccage

on pille,on dresse des barrages

 

L'hypocrisie monte son empire

desordre, perversion et délire

l'égoïsme nous rend aveugles et sourds

même le civisme a changé de cours

 

On perd pied , on boude on fait la tête

le pays brûle et nous on s'entête

et l'Etat s'obstine à ne rien faire

comme s'il avait perdu ses repères

 

Hachemi CHEBIL

lundi 23 janvier 2012 17:27 , dans MES POEMES (protégés par Copyright)


A QUI LA FAUTE ?

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Tu viens d'incendier la Bibliothèque ? -

Oui.

J'ai mis le feu là. -

Mais c'est un crime inouï !

Crime commis par toi contre toi-même, infâme !

Mais tu viens de tuer le rayon de ton âme !

C'est ton propre flambeau que tu viens de souffler !

Ce que ta rage impie et folle ose brûler,

C'est ton bien, ton trésor, ta dot, ton héritage

Le livre, hostile au maître, est à ton avantage.

Le livre a toujours pris fait et cause pour toi.

Une bibliothèque est un acte de foi

Des générations ténébreuses encore

Qui rendent dans la nuit témoignage à l'aurore.

Quoi! dans ce vénérable amas des vérités,

Dans ces chefs-d'oeuvre pleins de foudre et de clartés,

Dans ce tombeau des temps devenu répertoire,

Dans les siècles, dans l'homme antique, dans l'histoire,

Dans le passé, leçon qu'épelle l'avenir,

Dans ce qui commença pour ne jamais finir,

Dans les poètes! quoi, dans ce gouffre des bibles,

Dans le divin monceau des Eschyles terribles,

Des Homères, des jobs, debout sur l'horizon,

Dans Molière, Voltaire et Kant, dans la raison,

Tu jettes, misérable, une torche enflammée !

De tout l'esprit humain tu fais de la fumée !

As-tu donc oublié que ton libérateur,

C'est le livre ? Le livre est là sur la hauteur;

Il luit; parce qu'il brille et qu'il les illumine,

Il détruit l'échafaud, la guerre, la famine

Il parle, plus d'esclave et plus de paria.

Ouvre un livre. Platon, Milton, Beccaria.

Lis ces prophètes, Dante, ou Shakespeare, ou Corneille

L'âme immense qu'ils ont en eux, en toi s'éveille ;

Ébloui, tu te sens le même homme qu'eux tous ;

Tu deviens en lisant grave, pensif et doux ;

Tu sens dans ton esprit tous ces grands hommes croître,

Ils t'enseignent ainsi que l'aube éclaire un cloître

À mesure qu'il plonge en ton coeur plus avant,

Leur chaud rayon t'apaise et te fait plus vivant ;

Ton âme interrogée est prête à leur répondre ;

Tu te reconnais bon, puis meilleur; tu sens fondre,

Comme la neige au feu, ton orgueil,tes fureurs,

Le mal, les préjugés, les rois, les empereurs !

Car la science en l'homme arrive la première.

Puis vient la liberté. Toute cette lumière,

C'est à toi comprends donc, et c'est toi qui l'éteins !

Les buts rêvés par toi sont par le livre atteints.

Le livre en ta pensée entre, il défait en elle

Les liens que l'erreur à la vérité mêle,

Car toute conscience est un noeud gordien.

Il est ton médecin, ton guide, ton gardien.

Ta haine, il la guérit ; ta démence, il te l'ôte.

Voilà ce que tu perds, hélas, et par ta faute !

Le livre est ta richesse à toi ! c'est le savoir,

Le droit, la vérité, la vertu, le devoir,

Le progrès, la raison dissipant tout délire.

Et tu détruis cela, toi ! -

Je ne sais pas lire.

Victor HUGO

lundi 16 janvier 2012 18:57 , dans POEMES CHOISIS


L'ISLAM N'EST NI BARBE NI TURBAN

Blog de hachemichebil :ESPRIT CULTUREL, L'ISLAM N'EST NI BARBE NI TURBAN

Messieurs les barbus porteurs de turbans

qui se pretendent defenseurs du coran

pourquoi ce comportement infame

ce désir de cloisonner les femmes

d'où importez -vous ces perceptes et lois

quand Dieu créa la femme avec ses droits

et pourquoi cette perseverance

pour oter à l 'islam son noble sens

Dieu a dit et sa parole est claire

le paradis est sous les pieds des mères

l'islam n'est ni barbe ni turban

l'islam est amour bonté et pardon

 

Hachemi CHEBIL

jeudi 12 janvier 2012 15:19 , dans MES POEMES (protégés par Copyright)


le port de Bizerte

Blog de hachemichebil :ESPRIT CULTUREL, le port de Bizerte

Un pmagnifique paysage
l'endroit paraît triste sans les touristes 

dimanche 08 janvier 2012 13:05


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